Le lundi 20 juillet 2026, la ministre haïtienne des Affaires étrangères, Raina Forbin, s'est présentée devant le Conseil de sécurité des Nations Unies avec un mandat clair : la sécurité physique est la condition sine qua non du rétablissement de la transition démocratique en Haïti. S'adressant aux diplomates du monde entier, la ministre Forbin a présenté des perspectives optimistes, confirmant que sept des dix départements du pays sont désormais suffisamment stables pour permettre le lancement des activités électorales. Cependant, pour que les élections puissent se tenir dans tout le pays, les dirigeants haïtiens ont souligné que le déploiement complet et massif de la Force de répression des gangs (GSF), soutenue par l'ONU, dans les trois départements restants est crucial. Forte d'une feuille de route révisée, d'initiatives nationales de formation de la police et de nouvelles chambres judiciaires spécialisées, Haïti s'efforce de mettre en place une dynamique opérationnelle pour recouvrer son intégrité territoriale.
Cette volonté de renforcer la sécurité est indissociable de la solidarité régionale et d'une gouvernance caribéenne à long terme. Agissant de concert avec la CARICOM et ses partenaires internationaux, les autorités haïtiennes ont clairement indiqué qu'un consensus mené par Haïti devait guider la reconstruction des institutions étatiques. Toutefois, une profonde divergence d'analyse persiste. Si les dirigeants gouvernementaux soulignent les progrès accomplis dans les départements régionaux, les observateurs de l'ONU et les observateurs internationaux mettent en évidence le contrôle important que des groupes armés exercent toujours sur la métropole de Port-au-Prince. Le GSF n'atteignant actuellement que moins de 20 % de son effectif cible et son mandat expirant en septembre 2026, la CARICOM a officiellement exhorté le Conseil de sécurité de l'ONU à renouveler et à accélérer le déploiement de la mission. Le bloc régional a averti que la prolongation du mandat constituait une garantie essentielle contre une instabilité accrue, permettant d'endiguer le flux d'armes illégales et de garantir aux citoyens la possibilité d'exercer leur droit de vote en toute sécurité.
La fenêtre de la restauration politique est ouverte, et la question déterminante pour la CARICOM et l'ensemble du continent est de savoir s'ils resteront fermes dans leur solidarité opérationnelle pour aider Haïti à instaurer une paix durable.
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